Franchement les gars, avec un SMIC à 3000 balles et un pain au chocolat à 15 ct, je ne sais pas comment vous faites pour ne pas préparer convenablement votre retraite ! Vous poussez un peu le bouchon
Perso, je ne vois qu'une seule solution pour que l'on s'en sorte au mieux et non au pire : que l'on remette tout le monde au boulot en faisant revenir nos usines de Chine et d'ailleurs. Tant que l'on n'inversera pas la courbe décrite par Zavant, c'est-à -dire tant que l'on n'aura pas plus de cotisants que de retraités, on n'y arrivera pas.
On subit le Baby Boum, et nos enfants font des études de plus en plus longues, en espérant que cela leur permettra de décrocher LE job, qui leur permettra de vivre confortablement, sans s'inquiéter pour leur avenir et celui des leurs. Et malgré cela rien n'est moins sûr ! Automatiquement, les cotisations rentrent plus tard... et la durée s'allonge, et le nombre de retraités augmente. Mais tout le monde n'a pas les capacités, ni même l'envie de se lancer corps et âme dans des études longues et coûteuses pour certaines... Que fait-on des petits et petites qui n'ont pas les prédispositions ? Paradoxalement, ils auront les mêmes problèmes à la retraite. Soit ! ils auront cotisé plus tôt, mais par rapport à quel salaire ? Celui d'un livreur de pizza occasionnel ? Les premiers s'en tireront peut-être mieux du fait de pouvoir cotiser à des assurances privées grâce à un meilleur pouvoir d'achat. Et encore ! Ils devront travailler jusqu'à un âge où on prépare plus la succession que les prochaines vacances.
Pour faire revenir les usines, et pouvoir permettre à TOUT le monde de croire en de meilleurs lendemains, il faut faire de gros (trop gros ?) sacrifices dans notre modèle social. Encore une fois, il ne fonctionne que sous UNE condition : qu'il y ait le plein emploi, et nous ne sommes plus dans cette configuration aujourd'hui. Alors, le mettre de côté temporairement jusqu'à ce que cela aille mieux tout en tirant les leçons du passé ? J'ai des doutes sur la seconde partie de ma question. La solution pourrait aussi passer par l'Europe. Une vraie Europe sociale. Mais vu comme on se tire dans les pattes, c'est pas pour demain.
Ne reste plus qu'une solution individualiste : chacun bosse pour sa pomme et fait selon ses (petits) moyens, une maison à soi et des enfants présents en cas de besoin. Mais dites-moi, ce n'est pas ce que faisaient déjà nos anciens, il n'y a pas si longtemps que ça ? Avant les maisons de retraites et autres villages de retraités à 3000 balles le mois ?
