BMW K1600GT de Jim
Publié : 15 mai 2015, 22:15
Il existe trois principes de base qu'il ne faut JAMAIS oublier lorsqu'on est motard:
- Les motos allemandes sont de la daube en barre.
- Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
- Il faut savoir en toute occasion faire preuve d'une mauvaise foi épouvantable...
Bref, après avoir bavé (à juste titre) sur BMW pendant des lustres, j'ai expédié ad patres le Crosstourer DCT qui avait succédé à mon VZR, que j'adorais mais qui me pétait les reins sur de longues distances. Il fallait donc lui trouver une remplaçante à la position plus confortable pour mon vieux dos tout pourri. Quoi de mieux dans le genre qu'un bonne moto routière ? Rien sans doute.
J'avais initialement jeté mon dévolu sur la Honda Gold Wing 1800. Mais confrontée à la réalité de ma pratique motocycliste (quand même beaucoup de petites routes de montagne), il s'avéra que le choix ne fut pas le plus judicieux. Kawasaki GTR 1400 ? Le foutu bridage français la castre désagréablement. Yamaha FJR ? Super machine, mais la position est encore un poil trop typée sport-GT. Honda VFR 1200 DCT ? Encore plus sportive que la FJR. Honda Pan European ? Très bonne, mais vieillissante. Si seulement Honda avait bien voulu moderniser cette machine avec un nouveau modèle et le DCT, je signais les yeux fermés ! Bref, que reste-t-il comme GT ? La BMW 1200 RT ? Je ne suis pas hyper fan du flat, et les derniers déboires de ce modèle... Alors quoi ? Bon sang mais c'est bien sûr ! Un six cylindres comme la Gold Wing, mais avec 100 kg de moins : une K 1600 GT !
Aussitôt pensé, aussitôt recherché : au bout de quelques jours, la machine fut trouvée, deux jours plus tard, après un aller-retour à Toulon de 800 bornes dans la journée, la baleine grise était dans le garage ! C'est donc un modèle 2012 avec 20.000 km quand je l'ai prise, bardée des inévitables options par packs ou non de chez la maison bavaroise. Déjà 15.000 km parcourus et la conviction d'avoir fait un bon choix... tant que ça ne tombera pas en panne ! Cette incroyable machine a le comportement d'un élastique géant avec son 6 en ligne, on ne s'en lasse pas. Ca tracte comme il faut, ça freine velu, c'est un rail absolu, on peut déménager sa maison dans la bagagerie, il y a une radio pour écouter RTL (ou Radio Classique !) à fond en centre-ville et faire ch**r tout le monde. Bref, c'est un palace roulant à la finition superbe. Quant à la fiabilité, je laisse sa chance à BMW, et on verra ce que ça dit... mais il ne faudra pas qu'elle joue les divas !
La consommation est très raisonnable pour la cylindrée, allant de moins de 5 litres en mode promenade de retraité neurasthénique à 7,5 litres en mode attaque de furieux ou sur autoroute allemande en duo chargé.
En revanche, elle mange du pneu : en moyenne un train ne me fait pas plus de 8.000 km. J'ai épuisé les Pirelli Angel GT dans ce kilométrage et mes actuels Metzeler Z8 ont 7.000 et voient leur fin arriver à grands pas. La faute au poids de la machine, mais aussi à sa puissance/couple et sa propension à ouvrir en grand la poignée de droite tant c'est facile et efficace.
Alors, que manque-t-il à cette machine pour être parfaite ? Déjà, il lui manque les 60 cv du bridage français ! Une transmission finale avec moins d'à-coups (mais cela semble réglé sur les millésimes plus récents). Et un peu plus de protection pour ceux qui sont habitués au 1200 RT... Pour le reste, je ne vois vraiment pas par quoi je pourrais la remplacer aujourd'hui. Et ce chant du 6 cylindres, quelle magie...
- Les motos allemandes sont de la daube en barre.
- Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
- Il faut savoir en toute occasion faire preuve d'une mauvaise foi épouvantable...
Bref, après avoir bavé (à juste titre) sur BMW pendant des lustres, j'ai expédié ad patres le Crosstourer DCT qui avait succédé à mon VZR, que j'adorais mais qui me pétait les reins sur de longues distances. Il fallait donc lui trouver une remplaçante à la position plus confortable pour mon vieux dos tout pourri. Quoi de mieux dans le genre qu'un bonne moto routière ? Rien sans doute.
J'avais initialement jeté mon dévolu sur la Honda Gold Wing 1800. Mais confrontée à la réalité de ma pratique motocycliste (quand même beaucoup de petites routes de montagne), il s'avéra que le choix ne fut pas le plus judicieux. Kawasaki GTR 1400 ? Le foutu bridage français la castre désagréablement. Yamaha FJR ? Super machine, mais la position est encore un poil trop typée sport-GT. Honda VFR 1200 DCT ? Encore plus sportive que la FJR. Honda Pan European ? Très bonne, mais vieillissante. Si seulement Honda avait bien voulu moderniser cette machine avec un nouveau modèle et le DCT, je signais les yeux fermés ! Bref, que reste-t-il comme GT ? La BMW 1200 RT ? Je ne suis pas hyper fan du flat, et les derniers déboires de ce modèle... Alors quoi ? Bon sang mais c'est bien sûr ! Un six cylindres comme la Gold Wing, mais avec 100 kg de moins : une K 1600 GT !
Aussitôt pensé, aussitôt recherché : au bout de quelques jours, la machine fut trouvée, deux jours plus tard, après un aller-retour à Toulon de 800 bornes dans la journée, la baleine grise était dans le garage ! C'est donc un modèle 2012 avec 20.000 km quand je l'ai prise, bardée des inévitables options par packs ou non de chez la maison bavaroise. Déjà 15.000 km parcourus et la conviction d'avoir fait un bon choix... tant que ça ne tombera pas en panne ! Cette incroyable machine a le comportement d'un élastique géant avec son 6 en ligne, on ne s'en lasse pas. Ca tracte comme il faut, ça freine velu, c'est un rail absolu, on peut déménager sa maison dans la bagagerie, il y a une radio pour écouter RTL (ou Radio Classique !) à fond en centre-ville et faire ch**r tout le monde. Bref, c'est un palace roulant à la finition superbe. Quant à la fiabilité, je laisse sa chance à BMW, et on verra ce que ça dit... mais il ne faudra pas qu'elle joue les divas !
La consommation est très raisonnable pour la cylindrée, allant de moins de 5 litres en mode promenade de retraité neurasthénique à 7,5 litres en mode attaque de furieux ou sur autoroute allemande en duo chargé.
En revanche, elle mange du pneu : en moyenne un train ne me fait pas plus de 8.000 km. J'ai épuisé les Pirelli Angel GT dans ce kilométrage et mes actuels Metzeler Z8 ont 7.000 et voient leur fin arriver à grands pas. La faute au poids de la machine, mais aussi à sa puissance/couple et sa propension à ouvrir en grand la poignée de droite tant c'est facile et efficace.
Alors, que manque-t-il à cette machine pour être parfaite ? Déjà, il lui manque les 60 cv du bridage français ! Une transmission finale avec moins d'à-coups (mais cela semble réglé sur les millésimes plus récents). Et un peu plus de protection pour ceux qui sont habitués au 1200 RT... Pour le reste, je ne vois vraiment pas par quoi je pourrais la remplacer aujourd'hui. Et ce chant du 6 cylindres, quelle magie...